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mercredi 6 mars 2013

Le Printemps se flash-mobilise !


Selon nos dernières informations, rien n'était encore décidé hier au ministère de l'Education Nationale concernant le reliquat de subvention de 50 000 malheureux euros qui manquent toujours cruellement dans les balances comptables de l'association pour l'année 2012
Comme beaucoup d'autres associations sont entretenues dans le même flou de silence, tout le monde reste un peu coi. Alors que les arbitrages budgétaires interministériels sont terminés depuis des semaines, le cabinet de Vincent PEILLON a seulement promis que sa décision serait "rendue publique avant le 31 mars". On imagine les jongleries financières auxquelles sont forcés les dirigeants de ces associations, sans parler du désarroi des salariés. 

Faisant contre mauvaise fortune gros dos, l'équipe du Printemps des Poètes a cependant décidé de mettre ses angoisses sous le boisseau et de jeter toutes ses forces dans ce Printemps 2013. Programmation alléchante, riche et joliment relayée par des parrains enflammés comme Denis Lavant et Jacques Bonnaffé, ce dernier très en forme sur France Inter ce mercredi 6 dans  ON VA TOUS Y PASSER  animée par Frédéric Lopez. 
Dès le début de l'émission, Bonnaffé cite Angèle Vannier : "Je prie la nuit comme un bateau la mer".
Vieux routier des plateaux, il reprend aussitôt, sans laisser aux humoristes le temps d'humoriser : "Eh oui, la poésie vous tombe comme ça, comme un accident de la langue." Il glisse aussi qu'Angèle Vannier a écrit des chansons pour Piaf... 
Sachant cela, on entend peut-être différemment le vers "De ma vie je n’ai jamais vu plus beau visage que sa voix", qui est l'incipit du texte qui va être "Flashmobé" samedi 9 mars à 16h lors du lancement du Printemps des Poètes dans toute la France, et à Paris sur la piazza Beaubourg.

DE MA VIE  
De ma vie je n’ai jamais vu
Plus beau visage que sa voix
Ses yeux portent l’âme des eaux
Blessées à mort depuis des siècles
Par le silence des grands bois
Son front descend de la lumière
Comme l’Égypte du mystère
Et sa bouche a juste le poids
Le poids terrible du bonheur
Que pouvait supporter mon cœur.
Angèle Vannier Extrait, Poèmes choisis 1947-1978, Rougerie, 1990

Pour le reste, qui est considérable cette année encore, on accède sur la page d'accueil du site au programme de deux façons différentes : 
- soit en mode sélectif
- soit en mode interactif 

Hardi les coeurs, donc. Profitons de ce Printemps avant qu'on ne nous l'enlève, p
eut-être...

Ou peut-être pas. Cela dépendra aussi de nous puisque la politique, au contraire de la poésie, est toujours hélas un rapport de force. 
En tout cas, le signe de reconnaissance des Amis du Printemps des Poètes, des dizaines de milliers de contacts de la page Facebook qui le soutient, de l'Union des Poètes et du présent blog entre autres... est : un sourire déterminé sur les lèvres.


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