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mardi 13 novembre 2012

Menaces sur le Printemps des Poètes (synthèse 2)

Après la pétition - que vous pouvez aller signer ici - lancée jeudi 8 novembre pour sauver Le Printemps des Poètes et qui a déjà atteint plus de 4000 votes en seulement huit jours, une partie de la presse a pris le relai de la résistance gauloise organisée sur nos divers sites, blogs et pages Facebook. 

D'où ce deuxième bouquet de liens vers les principaux éléments du dossier. Il est enrichi au fur et à mesure, comme la première synthèse de début octobre.  

Samedi 10 novembre : Le directeur de cabinet de Vincent Peillon évoque un fonds de solidarité pour de nombreuses associations mais en exclut explicitement le Printemps des Poètes pour des raisons de justice... Association : Un million d'euros de fonds de solidarité exceptionnel

Lundi 12 novembre : un article de soutien de Christelle Petit sur le site de l'Enssib (Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques). 

Mardi 13 novembre 
- Le site ActuaLitté, l'un de ceux qui ont le mieux couvert le sujet, reproduit l'intégralité de la lettre ouverte de Francis Combes à François Hollande : Monsieur Hollande, la poésie est-elle considérée comme un luxe ? Du coup la question est maintenant à l'Elysée... 
- le site du Nouvel Observateur évoque la lettre de Francis Combes, l'appel du collectif Orphée et les remous suscités par l'arrivée de la nouvelle équipe à la Maison de la Poésie de Paris. L'article se clôt sur la nouvelle position de la mairie de Paris qui assure maintenant que la Maison de la Poésie "conservera son nom". Dont acte. 
DirectMatin.fr reprend aussi la dépêche AFP qui a repris la lettre ouverte de F. Combes à F. Hollande. Deux jours plus tard, le sujet est l'un des plus discutés sur son site : 
- Le Point.fr a également repris cette dépêche le même jour.


dimanche 28 octobre 2012

Menaces sur le Printemps des Poètes (suitess)



Pour ou contre une pétition en ligne ?

Dire d'abord, pour ceux qui l'ignoreraient encore, que le budget du Printemps des Poètes est toujours à ce jour amputé d'une partie de la dotation promise par le ministère de l'Education nationale ce qui remet en cause la survie même de l'association. Malgré la mobilisation de milliers de personnes et les centaines de courriers envoyés au ministre Vincent Peillon son cabinet n'a toujours pas bougé d'un pouce. 

S'interroger maintenant sur les suites à donner à ce silence. 

Depuis le courrier d'alerte de Jean-Pierre Siméon et de l'équipe du Printemps des Poètes début octobre un grand nombre de personnes émues par la situation (cf. l'article de synthèse et liens ici), nous ont suggéré de lancer une pétition en ligne. 

Indépendamment même du fait que tout prend du temps et que cela aussi il faudrait le gérer, nous sommes très partagés sur l'efficacité réelle de ce type de moyen.

Certes, le caractère automatisé et viral, donc simple et efficace, est séduisant et semble renvoyer à l’âge des cavernes les pétitions à l’ancienne. Mais il y a aussi des arguments inverses.

L’équipe du Printemps des Poètes a dès le début privilégié l’envoi de courriers au ministre, qu’ils soient originaux ou copiés-collés sur leur modèle ou sur le nôtre. Le papier garde une forte charge non seulement symbolique mais aussi d’engagement, surtout aujourd'hui où un envoi électronique est si simple.

De notre côté, nous sommes circonspects. 

D’une part, les quelques centaines de lettres reçues par le ministre ont un poids tangible et nécessitent des actions physiques (réception, ouverture, lecture, préparation de la réponse et envoi) qui pèsent sans doute plus lourd qu’un mél disant que 5000 ou 50 000 personnes ont cliqué, parfois sans réfléchir plus de quelques secondes, sur un site de pétition en ligne.

D’autre part, nous avons eu quelques mauvais échos, sur ces sites de pétition à la chaine… Tous les détails sont dans l’extrait ci-dessous du mél d’une association qui explique clairement pourquoi elle préfère que ses soutiens ne les utilisent pas. C’est dit en termes fleuris mais c’est dit.



Au vu de ces éléments et pour nous aider à nous décider, nous sommes preneurs de tout avis éclairé, soit dans la case "Commentaires" ci-dessous soit sur la page Sauvons le Printemps des Poètes. 

AxoDom