Ce blog est le petit frère de

Ce blog est le petit frère de notre site disparu et un peu reconstitué ici.
Affichage des articles dont le libellé est Sauvons le Printemps des Poètes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sauvons le Printemps des Poètes. Afficher tous les articles

mardi 31 décembre 2013

2014 ou la défaite du mal

En 2014, tout va bien. Inutile de multiplier les voeux... Dans la réalité, n'est-ce pas, le Bien gagne toujours. Contrairement à une forte idée reçue, ce n'est pas le Mal qui l'emporte à la fin...


Bain de minuit pour les ours de la banquise 
qui se réjouissent de l'arrivée de 2014. 
Constater, comme nous osons fièrement le faire ici, l'empire du Bien sur le Mal n'est pas naïveté. Ce n'est pas non plus prophétie une auto-réalisatrice; c'est seulement le constat de l'Histoire. 

Il faut se rendre à l'évidence. Ce n'est pas le mal qui sort vainqueur de la lutte éternelle. On en a quelques preuves.

D'abord, s'il en était autrement l'humanité ne serait plus là pour en parler; elle se serait détruite depuis longtemps. Les stocks de bombes nucléaires disséminés ici et là depuis des dizaines d'années y suffisent largement. 

Or, nous sommes toujours là. Est-ce l'équilibre de la terreur qu'il faut louer pour cela ? Est-ce un dieu bienfaisant et très oecuménique ? Ou bien est-ce une loi sociologique internationale, ou plutôt interculturelle, voire anthropologique, selon laquelle le pire serait sans cesse rejeté dans le tiroir des options dont on ne se sert pas. 
Mais rejeté par qui ? Y aurait-il ici un équivalent de la fameuse main invisible dont parlait l'économiste écossais Adam Smith en 1756, ce mécanisme naturel d'auto-régulation des marchés agissant non pas malgré mais du fait de l'égoïsme des hommes ("Recherche sur les causes et la nature de la richesse des nations") ?

En tout cas, nous avons survécu à la guerre froide, mais aussi à la fin de l'histoire, à l'an 2000, à l'apocalypse Maya pourtant prévue pour décembre 2012. Nous avions même survécu avant cela au passage à l'Euro... C'est dire si la volonté de survie de l'espèce est forte. Ou simplement la Volonté au sens de Schopenhauer. 

Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut point entendre

Bien sûr, on va nous accuser de courte vue et de courte mémoire. On va nous objecter que nous oublions les tyrans, les génocides, les pandémies, les horreurs de toutes les guerres du passé et du présent (Syrie, Tibet, Soudan, Haïti, Afriques...). 

Mais au contraire nos yeux voient plus loin que ce que l'Histoire sélectionne à un moment donné comme formant le tout du réel. On déplace le cadre et apparaît le mensonge structurel. 

Si le mal était le vrai vainqueur à long terme, la Terre serait totalement couverte de dictatures.
Si le mal primait toujours, les valeurs maléfiques seraient portées au pinacle.
Si le mal était primus inter pares, les oeuvres de Sade seraient étudiées à l'école. 
Et les fleurs du mal seraient en bouquets à offrir comme modèle social absolu.

Mais non, la plupart des hommes luttent contre le mal et, en tout cas, personne ne s'en réclame. Au contraire, chacun prétend à la vertu et affirme vouloir le bien de tous, même quand c'est pour affermir ses propres intérêts. 

Comment se fait-il ? 

Ou plutôt, comment avons-nous réussi cela ? Car c'est un effort collectif que ce travail d'évitement permanent, de réparation obstiné, de patiente résilience. C'est une oeuvre longue de prudence, d'élévation des vues, d'accordage des sensibilités et d'harmonisation des désaccords.

Le philosophe écossais David Hume a été un des premiers à exprimer cette idée, maintenant largement partagée en sciences sociales, que les gens pensent souvent être en désaccord alors que leurs opinions sont simplement complémentaires. 

Ce constat devrait être répété ad libitum dans les écoles de la République, mais aussi dans les écoles du Commerce, dans les universités, dans les écoles religieuses, et surtout dans les médias et sur chaque page d'accueil de tous les moteurs de recherche d'internet : on croit être en désaccord quand nos opinions sont simplement complémentaires...

Dans son "Essai sur la règle du goût" (“Of the standard of taste” de 1742), Hume donne en exemple un épisode savoureux tiré du Don Quichotte de Cervantes, l'histoire des deux oenologues : ils avaient tous deux raison bien que leur jugements fussent différents (cf. texte lisible via le lien David Hume, “Essai sur la norme du goût”).


Et dans tout cela la poésie ? 



Claude Lévi-Strauss développe une idée voisine - mais antonyme - dans "Race et histoire", un court essai de 1952. Pour lui, est barbare celui qui justement parle de barbarie, celui qui y croit. Il retrouve ainsi cette vieille vérité : ne pas nommer le mauvais est un moyen simple et efficace de ne pas l'aider à exister. 

Alors si croire influe sur ce qui est, croyons que 2014 est une très bonne année. 


En 2014, les politiques qui ont inconsidérément réduit les moyens de subsistance du Printemps des poètes vont donc se réveiller de leur sommeil dogmatique (comme Kant après avoir lu Hume justement...), nous sortir de notre mauvais rêve et rendre à l'association ce qu'ils lui ont pris, c'est-à-dire un budget de fonctionnement décent.
 Ce sera une bonne année. Vous verrez, déjà en 2011, nous avions prédit ce qui est maintenant devenu un beau passé (à lire ici pour les incrédules).  

Merci enfin à Pierre Vavasseur d'avoir, dès le premier jour de cette belle année, lancé la même demande sur les ondes de France Inter (écouter ici)


AxoDom

NB : La triste photo qui l'illustre n'a bien sûr aucun rapport avec cet article joyeux. Les ours polaires vont attendre la fin de 2014 pour savoir s'ils doivent se réjouir. 

mercredi 20 mars 2013

Alerte ! La poésie poursuit son invasion des media

Encore des articles, des brèves, des sons, des images, des reportages, des chroniques. 
Le Printemps des Poètes et sa copine la poésie squattent dans les media. Quelle honte ! On ne va même plus pouvoir dire que la poésie c'est ringard, pfff...

Toujours fins, les italiens, chez qui elle est très vivace, ont même envoyé la télé pour voir de quoi il retournait. On ne pourra plus dire "ché la diritta via de la poesia era smaritta"...

Et chapeau au service public (France Culture, France Inter...), bien dans son rôle, qui a ouvert le plus grand ses antennes. Selon Marie Richeux, les poèmes qu'elle met en ondes dans "Pas la peine de crier" sur France culture) sont parmi les podcasts les plus prisés de la station. Plusieurs dizaines de milliers... 


Quel cabinet ministériel oserait briser ce magique élan ? Tout nous porte aujourd'hui à l'espoir que le ministère de l'Education nationale redonne enfin de l'air à ceux qui agitent tant de positive excitation.


Cette liste complète le post de la précédente recension des mentions du Printemps des Poètes dans les media. Aucun doublon, sauf erreur. 

Et si les liens sont rompus, tout est là : http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=1&ssrub=9&page=133




A la télévision

Dimanche 10 mars
 

Reppublica TV / ItalieReportage sur le lancement du Printemps des Poètes à Paris, avec la RATP
Dans le métro avec les comédiens qui distribuent des cartes postales poèmes, rue Saint Merri dans le bus RATP avec Jacques Bonnaffé, Sylvia Bergé, Thierry Hancisse, et les Souffleurs.

 




Sur les ondes


Samedi 9 mars
Concert chanson et poésie / France culture
Avec Guillaume Durieux, Angélique Ionatos, Paulka (lauréate du 5e Concours A. Chedid chanté), Têtes raides


Dimanche 10 mars
Stéphane Paoli / "3 D" / France inter

Semaine du 11 mars de 20h à 20h05

Jean-François Cadet / « Vous m’en direz des nouvelles » / RFI
Invités en direct : Jean-Pierre Siméon et Salma Al Neimi
Ecouter l'émission

Vous m'en direz des nouvelles - 14/03/2013 - 1ère partie
(19:30)

Vous m'en direz des nouvelles - 14/03/2013 - 2ème partie
(26:31)



Poème du jour tous les jours à 16h50
produit par la Fiction de France Culture, une sélection de textes écrits pour le Printemps des poètes dits par les comédiens Réda Kateb et Maelys Ricordeau.
- 12 mars : poème "Song pour Edouard Glissant" d'Ernest Pépin 


- 13 mars : poème "Pour la voix du poème" d'Anne-Marie Bernard


- 14 mars : poème "Passion" de Zéno Bianu

- 15 mars : poème "Le danseur" d'Hélène Sanguinetti


- 18 mars : poème "dans les vociférations" de Francis Dannemark lu par Reda Kateb
  


jeudi 14 mars 2013

Les media sont pleins de poésie !

La couverture médiatique, comme on dit, de ce Printemps des poètes semble aussi exceptionnelle que la neige à Paris mi-mars. 

Voici, trouvée sur le site de l'association, une avalanche de liens vers des articles, des brèves, des sons, des images, des reportages, des chroniques... une déferlante de noroît, un typhon de printemps, un... n'en jetez plus ! Si ça continue, les gens vont se mettre à lire de la poésie !! Les éditeurs vont manquer de stocks !  Les hommes politiques vont devoir se trouver vite fait un poète favori et apprendre quelques vers. Ah, ça va être quelque chose.

Si les liens sont rompus, tout est là : http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=1&ssrub=9&page=133


A la télévision
Vendredi 8 mars à 22h 
Rediffusion : samedi 9 mars à 13h et 21h, mardi 12 mars à 13h, dimanche 31 mars à 17h.
Public Sénat / "Bibliothèque Médicis" / Jean-Pierre Elkabbach

Invités : Jean-Pierre Siméon, Maram Al Masri, André Velter, Yvon Le Men, Salah Stétié, Michael Edwards
Regarder l'émission
Samedi 9 mars, 6h30 - 9h
France 2 / Télématin


Lundi 11 mars
France 3 Rhônes Alpes / Journal

Lundi 18 mars vers 00h
TF1 / Au Field de la Nuit / Michel Field


Sur les ondes

Mercredi 6 mars direct de 11h à 12h30
Frédéric Lopez / «On va tous y passer»/ France Inter
Invité principal en direct : Jacques Bonnaffé
Ecouter l'émission
Vendredi 8 mars de 12h30 à 12h45
Philippe Bertrand / «Carnet de campagne» / France Inter
avec Sylvia Tiffet, présidente de l'association Textes et rêves "La caravane des poètes"
Ecouter l'émission
Vendredi 8 mars
RFI / rubrique culture
Chronique à lire 
Chronique à écouter

Vendredi 8 mars
Chronique d'Augustin Trapenard / "le Grand journal" / Canal +
Vendredi 8 mars de 22h45 à 22h55
Alexandre Heraud / « ouvert la nuit » / France inter
Invité en direct : Jean-Pierre Siméon
Ecouter l'émission
Samedi 9 mars de 18h10 à 19h
Guillaume Galienne / « ça peut pas faire de mal » / France inter
Emission sur le Printemps des Poètes avec Denis Lavant
Ecouter l'émission
Lien vers la page de l'émission
Semaine du 11 mars de 20h à 20h05
Elodie Fondacci / « Des histoires en musique » / Radio Classique
Semaine spéciale Printemps des Poètes sur des poèmes de Jean de la Fontaine
Mardi 12 mars de 13h35 à 13h45
Bernard Thomasson / France Info
Invités en direct : Jean-Pierre Siméon avec intervention d’Yvon Le Men
Jeudi 14 mars de 9h à 10h
Jean-François Cadet / « Vous m’en direz des nouvelles » / RFI
Invités en Direct : Jean-Pierre Siméon et Salma Al Neimi
Samedi 16 mars de 6h50 à 7h
Laurence Garcia / "Entre Chiens et Loups" / France inter
Invité en direct : Jean Pierre Siméon
Samedi 16 mars de 17h à 18h
Augustin Trapenard / « Les carnets d’or » / France culture
Emission avec Claude Ber, Yvon Le Men
Samedi 16 mars de 20h30 à 21h
Aline Paillet / « De la lune et retour » / France culture
Emission avec Jean-Pierre Siméon et Alain Riou

Dimanche 17 mars de 20h à 20h30
Sophie Nauleau / "Ca rime à quoi ?"/ France culture
Emission spéciale Pablo Neruda
Avec Alain Sicard, spécialiste de l'oeuvre du poète de « La centaine d'amour », des archives pour redécouvrir la voix de celui qui « partit cheminer et chanter à travers le monde », et Paco Ibanez à la guitare.

Du lundi 18 au vendredi 29 mars - 16h/17h
Marie Richeux / "Pas la peine de crier" / France culture
- Du 18 au 22 mars, une semaine consacrée à langue française, et les façons de la dire. Avec, entre autre, la Compagnie des Souffleurs, le collectif bordelais N'a qu'un oeil, ainsi que deux émissions consacrées aux oeuvres de Pablo Neruda et Aimé Césaire.
- En mars, tous les jours à 16h50, dans le Poème du jour produit par la Fiction de France Culture, une sélection de textes écrits pour le Printemps des poètes dits par les comédiens Réda Kateb et Maelys Ricordeau.
- 11 mars : poème de Sonia Branglidor


Sur le web

Mediapart
Retrouvez les chroniques de livres, témoignages de poètes, suivi de l'actualité par les poètes dans l'édition spéciale Printemps des Poètes sur le site de Médiapart
http://blogs.mediapart.fr/edition/le-printemps-des-poetes
WEB TV CULTURE
A partir du 9 mars
Diffusion d’une interviewe de Jean-Pierre Siméon et du poète Francis Combes
www.web-tv-culture.com
REGARDEZ LES HOMMES DANSER / « poètes vos papiers »
A partir du 9 mars
Diffusion d’une interview de Jean-Pierre Siméon
http://regardezleshommesdanser.eg2.fr/index_fichiers/Page310835.htm

REGARD 191 - N°2 Emission Poète tes papiers... par regardezleshommesdanser

mercredi 6 mars 2013

Le Printemps se flash-mobilise !


Selon nos dernières informations, rien n'était encore décidé hier au ministère de l'Education Nationale concernant le reliquat de subvention de 50 000 malheureux euros qui manquent toujours cruellement dans les balances comptables de l'association pour l'année 2012
Comme beaucoup d'autres associations sont entretenues dans le même flou de silence, tout le monde reste un peu coi. Alors que les arbitrages budgétaires interministériels sont terminés depuis des semaines, le cabinet de Vincent PEILLON a seulement promis que sa décision serait "rendue publique avant le 31 mars". On imagine les jongleries financières auxquelles sont forcés les dirigeants de ces associations, sans parler du désarroi des salariés. 

Faisant contre mauvaise fortune gros dos, l'équipe du Printemps des Poètes a cependant décidé de mettre ses angoisses sous le boisseau et de jeter toutes ses forces dans ce Printemps 2013. Programmation alléchante, riche et joliment relayée par des parrains enflammés comme Denis Lavant et Jacques Bonnaffé, ce dernier très en forme sur France Inter ce mercredi 6 dans  ON VA TOUS Y PASSER  animée par Frédéric Lopez. 
Dès le début de l'émission, Bonnaffé cite Angèle Vannier : "Je prie la nuit comme un bateau la mer".
Vieux routier des plateaux, il reprend aussitôt, sans laisser aux humoristes le temps d'humoriser : "Eh oui, la poésie vous tombe comme ça, comme un accident de la langue." Il glisse aussi qu'Angèle Vannier a écrit des chansons pour Piaf... 
Sachant cela, on entend peut-être différemment le vers "De ma vie je n’ai jamais vu plus beau visage que sa voix", qui est l'incipit du texte qui va être "Flashmobé" samedi 9 mars à 16h lors du lancement du Printemps des Poètes dans toute la France, et à Paris sur la piazza Beaubourg.

DE MA VIE  
De ma vie je n’ai jamais vu
Plus beau visage que sa voix
Ses yeux portent l’âme des eaux
Blessées à mort depuis des siècles
Par le silence des grands bois
Son front descend de la lumière
Comme l’Égypte du mystère
Et sa bouche a juste le poids
Le poids terrible du bonheur
Que pouvait supporter mon cœur.
Angèle Vannier Extrait, Poèmes choisis 1947-1978, Rougerie, 1990

Pour le reste, qui est considérable cette année encore, on accède sur la page d'accueil du site au programme de deux façons différentes : 
- soit en mode sélectif
- soit en mode interactif 

Hardi les coeurs, donc. Profitons de ce Printemps avant qu'on ne nous l'enlève, p
eut-être...

Ou peut-être pas. Cela dépendra aussi de nous puisque la politique, au contraire de la poésie, est toujours hélas un rapport de force. 
En tout cas, le signe de reconnaissance des Amis du Printemps des Poètes, des dizaines de milliers de contacts de la page Facebook qui le soutient, de l'Union des Poètes et du présent blog entre autres... est : un sourire déterminé sur les lèvres.


samedi 1 décembre 2012

10 000 € sur les 60 000 manquants !

Il semblerait bien que la mobilisation de l'ensemble du milieu de la
 poésie commence à porter ses fruits…



Un certain nombre d'associations, DONT Le Printemps des Poètes, ont reçu du ministère de l'Education nationale un courrier faisant état d'une aide supplémentaire de 10 000€ ! 

Sur la subvention initiale de ce ministère fixée à 160 000 € pour l'année 2012, il ne manquerait donc plus au Printemps des Poètes "que" 50 000. 

La question que se pose maintenant l'association est de savoir si cette diminution de la coupe budgétaire devient supportable ou si sa survie est toujours en danger. 
A suivre...


Jeudi 6 décembre : Hélas, les 50 000€ manquants semblent être encore trop lourds à supporter... (voir le lien dans le commentaire ci-dessous). 

mardi 27 novembre 2012

An open letter to François Hollande (Please Mr President, save the Printemps des Poètes)

Thanks to our FB friend,  Christelle Fourastié, we put online today here and on the page Sauvons le Printemps des Poètes an English translation of Francis Combes "Open letter to François Hollande". Mr. Combes is President of the Association of Independent Publishers and Director of the Biennale of poets in Val-de-Marne. Mr. Hollande is the President of the French Republic.

After reading you can sign the petition here.

Grâce à notre amie Facebook, Christelle Fourastié, nous mettons en ligne aujourd'hui ici et sur la page FB Sauvons le Printemps des Poètes la traduction en anglais de la Lettre ouverte de Francis Combes à François Hollande.


Sous le réel le plus obtus bat le coeur de la poésie.
Under the bluntest reality beats the heart of poetry. 
Mr President,

We are very worried about the information we are hearing from different sides regarding cultural life and more specifically the space left for poetry in France. One of the most concerning pieces of information is related to the Printemps des Poètes (“Poets’ Spring”). Everyone knows the role it has played for many years to make poetry flourish, express and spread to every corner of this country. 


The Ministry of Education, which had always contributed to this association’s functioning, has just cut its subsidies by 60 000€. These actions place the Printemps des Poètes in a very difficult position. 
The period of austerity we are currently going through and the necessity of savings to be done will probably be given as a reason… However this harsh treatment seems for the moment unequally shared. 


Could it possibly be understood that the government’s position (and particularly within the Ministry in charge of youth education) is that poetry is thought to be a luxury, an extra touch of soul which most of our fellow citizens could live without with no serious consequences ? If this were to be the case, it would be a serious mistake.


Poetry is not just a gratuitous play on words. Even if this playful aspect is part of its possibilities. Or, if it is a game, it is a vital one, just as vital a game for child’s development and their ability to mature. Poetry is the expression of a human beings’ ability to “inhabit the world”, to make the world his own, to open up to people, to experience reality deeper and at the same time to dream it, to transform it by the power of imagination. As its best, poetry is a sensitive lucidity, one of the highest forms of consciousness. 


A people deprived of poetry would be a dreamless people. 


In the 1948 text entitled La Fonction Poétique (“Poetic Function”), Pierre Reverdy was already writing : “No, poetry is not this useless and gratuitous thing without which one could easily live – poetry lies at the beginning of mankind, poetry’s roots can be found in humanity’s destiny. (…) Poetry is the magical act of transmutation of the outside reality into an inside reality without which mankind could never have overcome this inconceivable hurdle that nature had erected in front of humanity.”


Detracting this poetic function, which has so much to do with the very essence of human freedom (which is about not resigning to the reality as it is), would mean going to the direction of the slope, which exists in our society and leads to consider men and women as consumers and not as producers, as customers of an imaginary world deprived of imagination and not as creators of their lives and futures. That slope is the one that tends to transform people, masters of their destiny, into merely a passive and tractable population. 


Reducing culture, today as yesterday, always opens the way for stupidity and fascism. 
Besides, this necessary characteristic of poetic function seems to me especially obvious in times of crisis such as the one we are going through currently. When many aspects of social life compel us to resign ourselves in front of what is perceived as fatality, the use of poetry appears for what it is in the eyes of many people: a salve contre l’habitude (“a salvo against habits”; to quote Henri Pichette). Poetry is a revolt against a dreary life, a seemingly modest action but nevertheless precious in order to imagine the world. 


Now, isn’t this what we lack the most: the ability of dreaming the future and the world’s transformation? Rimbaud’s old catch phrase, Changer la vie (“Change life”), is still the plan shared by poets worldwide. In my opinion, there is little doubt that poetry could exist without utopia. As far as I’m concerned, this is one of the reasons for explaining the success of many poetical events, such as the poems poster campaign in the Parisian underground, of which I was in charge with Gérard Cartier for fifteen years, the Printemps des Poètes and the various fairs and festivals which contribute in the revival of poetic life in France.

Being regularly invited to festivals abroad, it is with great resignation that I am sometimes witness to the sentiment that French poetry is acclaimed with a higher esteem outside our very own borders.
The absence of poetry in mass media, its marginalization in the publishing industry and finally the back cuts that target it, all these facts substantiate my argument. 


A left-wing policy actually worthy of its name would rather strive to cultivate passion for culture, knowledge and arts, to encourage people to have a critical mind, a taste of reality and the ability to daydreaming.


That is why, Mr President, I ask you to examine with your government the possibility of restoring the Printemps des Poètes subsidy and to promote initiatives in favour of poetry. 
Respectfully,


Francis Combes

vendredi 16 novembre 2012

¿La poesía es considerada un lujo? (la lettre ouverte de Francis Combes en espagnol)

Notre amie Facebook, Cristina Burneo de Quito (Equateur) vient de mettre en ligne sur la page FB Sauvons le Printemps des Poètes la traduction en espagnol de la Lettre ouverte de Francis Combes à François Hollande.

Comme tout le monde n'est pas sur Facebook, nous la reproduisons ici aussitôt, notamment pour les nombreux amis du monde hispanique qui nous suivent depuis plus d'un mois et nous ont manifesté leur soutien.

Le blog de Cristina Burneo est Nocturnas salas. 
Carta abierta a François Hollande


  • Sr. Presidente,

    De varios lados nos llega información preocupante acerca de la vida cultural y, sobre todo, del lugar de la poesía en la Francia de hoy. La más reciente, y una de las más preocupantes, se refiere a
    "La Primavera de los poetas" (Le Printemps des Poètes). Todos conocemos el papel que ésta desempeña hace muchos años para que la poesía viva, se exprese y se difunda en todo el país.

    El Ministerio de Educación, que siempre ha contribuido al funcionamiento de esta asociación, ha reducido en 60.000 euros la subvención que le asigna. Esto pone a la Primavera de los poetas en gran dificultad. Se invocará, sin duda, los tiempos difíciles y la necesidad de ahorrar dinero... Pero, por el momento, esta política parece estar desigualmente repartida. ¿Será que en el seno del gobierno (y en particular en el Ministerio, cuya misión es la educación de la juventud) la poesía es considerada un lujo, un suplemento espiritual del que la mayoría de nuestros ciudadanos podría prescindir sin mayores daños? Si este fuera el caso, sería un grave error.

    La poesía no es solo un juego de palabras, aunque esta dimensión lúdica forme parte de sus posibilidades. Y si es un juego, es vital, como es vital el juego para el desarrollo de la infancia y la capacidad de crecimiento. La poesía es la manifestación de la facultad humana de “habitar el mundo”, de hacerlo suyo, de abrirse a los otros, de sentir más vivamente lo real al tiempo de soñarlo, de transformarlo por vía de la imaginación. Es, sobre todo, una lucidez sensible, una de las más altas formas de la conciencia.

    Un pueblo sin poesía es un pueblo sin sueños.

    Ya en 1948, en un texto titulado “La función poética”, Pierre Reverdy escribía: “No, la poesía no es esa cosa inútil y gratuita de la que podemos prescindir fácilmente. Se halla al principio del hombre, y echa sus raíces en su destino. (...) Es el acto mágico de transmutación de lo real exterior en lo real interior, sin lo cual la humanidad jamás podría haber superado el obstáculo inconcebible que la naturaleza le oponía.”

    Atentar contra la función poética, que tiene mucho que ver con la esencia de la libertad humana, la cual consiste en no resignarse a lo real tal cual es, sería ir pendiente abajo, en una dirección marcada por nuestra sociedad que considera a hombres y mujeres consumidores y no productores, clientes de un imaginario sin imaginación, y no autores de sus vidas y su futuro. Esta pendiente tiende a hacer de los pueblos una simple población pasiva y manipulable. Reducir la cultura, aquí y ahora, como ayer y en todos lados, implica siempre allanar el camino para la estupidez y el fascismo.

    Este carácter necesario de la función poética me parece evidente, de manera particular, en tiempos de crisis, como la que estamos viviendo ahora. Cuando más y más aspectos de la vida social empujan hacia la resignación ante aquello que se percibe como inevitable, el poema aparece, a los ojos de muchos, como “una salva contra la costumbre” (para retomar expresión de Henri Pichette), una insurrección contra la vida mustia y una acción aparentemente modesta pero valiosa para imaginar el mundo. ¿No es lo que más falta hoy en día, la capacidad de soñar el futuro y la transformación del mundo? El viejo lema de Rimbaud, “cambiar la vida”, es siempre el programa de los poetas del mundo entero.

    En mi opinión, no hay poesía posible sin utopía. Esta también es, a mi modo de ver, una de las razones del éxito de numerosas manifestaciones poéticas, como la campaña de carteles de poemas en el metro, de la que me ocupo con Gérard Cartier hace quince años, la Primavera de los poetas y las diversas ferias y festivales involucrados en el renacimiento de la vida poética en Francia.

    He de añadir, por ser invitado regularmente a festivales en el extranjero, que a veces tengo la impresión de que la poesía francesa es mejor reconocida fuera de nuestras fronteras que dentro de ellas. Lo confirman la ausencia de la poesía en los medios masivos, su marginación de la industria y del comercio del libro y, ahora, en los recortes presupuestarios, de los cuales es el blanco.

    Una política de izquierdas digna de ese nombre debería, por el contrario, comprometerse a cultivar la pasión por la cultura, el conocimiento y las artes, promover el pensamiento crítico, la cercanía con lo real y la capacidad de soñar despiertos.

    Por esa razón, señor Presidente, le pido que discuta con su gobierno la posibilidad de restablecer el subsidio a "La Primavera de los poetas" (Le Printemps des Poètes) y apoyar la multiplicación de iniciativas a favor de la poesía.

    Atentamente,
    Francis Combes

mardi 13 novembre 2012

Menaces sur le Printemps des Poètes (synthèse 2)

Après la pétition - que vous pouvez aller signer ici - lancée jeudi 8 novembre pour sauver Le Printemps des Poètes et qui a déjà atteint plus de 4000 votes en seulement huit jours, une partie de la presse a pris le relai de la résistance gauloise organisée sur nos divers sites, blogs et pages Facebook. 

D'où ce deuxième bouquet de liens vers les principaux éléments du dossier. Il est enrichi au fur et à mesure, comme la première synthèse de début octobre.  

Samedi 10 novembre : Le directeur de cabinet de Vincent Peillon évoque un fonds de solidarité pour de nombreuses associations mais en exclut explicitement le Printemps des Poètes pour des raisons de justice... Association : Un million d'euros de fonds de solidarité exceptionnel

Lundi 12 novembre : un article de soutien de Christelle Petit sur le site de l'Enssib (Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques). 

Mardi 13 novembre 
- Le site ActuaLitté, l'un de ceux qui ont le mieux couvert le sujet, reproduit l'intégralité de la lettre ouverte de Francis Combes à François Hollande : Monsieur Hollande, la poésie est-elle considérée comme un luxe ? Du coup la question est maintenant à l'Elysée... 
- le site du Nouvel Observateur évoque la lettre de Francis Combes, l'appel du collectif Orphée et les remous suscités par l'arrivée de la nouvelle équipe à la Maison de la Poésie de Paris. L'article se clôt sur la nouvelle position de la mairie de Paris qui assure maintenant que la Maison de la Poésie "conservera son nom". Dont acte. 
DirectMatin.fr reprend aussi la dépêche AFP qui a repris la lettre ouverte de F. Combes à F. Hollande. Deux jours plus tard, le sujet est l'un des plus discutés sur son site : 
- Le Point.fr a également repris cette dépêche le même jour.