Ce blog est le petit frère de

Ce blog est le petit frère de notre site disparu et un peu reconstitué ici.
Affichage des articles dont le libellé est autonomie de la poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est autonomie de la poésie. Afficher tous les articles

jeudi 30 janvier 2014

La rémunération des créateurs en Europe

Lancée par la Commission européenne une consultation est en cours sur la notion même de droit d'auteur. Elle sera close le 5 février. Il y a urgence. 


Devant les assauts du numérique, qui a transformé les modes d'appropriation de l'oeuvre d'art, y compris de façon malhonnête, l'Europe a tout bonnement décidé de tout remettre à plat. Courage ou inconscience ? On verra.

La problématique, grossièrement résumée, va de : 
- faut-il maintenir voire renforcer un système protégeant les droits moraux et patrimoniaux des créateurs 
- faut-il au contraire considérer que l'art doit être gratuit, quitte à salarier les artistes ? 

Evidemment, ce raccourci est caricatural mais c'est quand même entre ces deux bornes que les choix sont à faire. Avec bien entendu des ramifications du côté des intermédiaires : fournisseurs de contenu ou vendeurs de matériels qui seraient déclarés responsables et donc "taxables", comme cela existe déjà dans les droits voisins.

En tout cas, si vous vous sentez beaucoup, moyennement ou un peu concerné, c'est le moment de donner VOTRE avis sur Creators for Europe

Bonne occasion de s'exercer à la démocratie directe. Pour Socrate, et d'ailleurs pour tous les Grecs de son siècle, c'était une obligation évidente aux yeux de tout citoyen. Mais pour nous aujourd'hui ? 

Deux moyens d'agir

Premier niveau, très simple, facile et rapide, signer la pétition en ligne par exemple sur cette page de la Sacem.

Deuxième niveau, plus technique, remplir le questionnaire ici
Il s'agit d'une version simplifiée qui comprend "seulement" 80 questions... L'original, accessible en version française via le site de la Commission européenne nécessite lui environ trois fois plus de temps pour entrer dans la complexité du sujet. 

Retenons tout de même cette idée rassurante : tout le monde peut donner son avis.
" Les contributions de toutes les parties concernées sont les bienvenues, en particulier celles des consommateurs, des utilisateurs, des interprètes, des éditeurs, des producteurs, des radiodiffuseurs, des intermédiaires, des distributeurs ou de tout autre fournisseur de services, des sociétés de gestion collective, des autorités publiques et des États membres. "

Mais la poésie dans tout cela ? 

Bonne question. Pour l'instant, nulle mention nulle part. 
Ce n'est pas forcément étonnant, même si c'est toujours un peu choquant mais c'est la conséquence habituelle du manque de structuration du milieu de la poésie. Et aussi, de cette idée que le "genre" poésie serait toujours simplement englobée dans "la littérature", ou "le livre", ce qui revient à dénier l'autonomie de la poésie, alors qu'un mouvement inverse se dessine aujourd'hui. 

L'initiative de la pétition mentionnée plus haut vient du milieu de la musique : Creators for Europe est né de l’impulsion de l’Alliance européenne des auteurs et compositeurs de musique (ECSA)
Mais, dit leur site internet, elle "promeut tous les secteurs culturels et créatifs". Nous en concluons qu'elle inclut la poésie.

Son objectif en tout cas est de "permettre à tous les créateurs de vivre de leurs droits d’auteur, à tous les publics de profiter pleinement de la culture, de sa diversité et de sa créativité", ce qui nous convient parfaitement. 

Et après ? 

Cette consultation débouchera comme d'habitude sur un Livre blanc. Ce document préparatoire sera la première étape vers une Directive, c'est-à-dire l'équivalent au niveau européen d'une loi. 

Cette Directive dessinera les contours d’une nouvelle organisation du droit d’auteur dans toute l'Europe. C'est dire l'importance de l'affaire. 

Comme disent les gens de la Sacem sur leur site "A nous, créateurs et amis de la création, d’y répondre et de nous mobiliser au nom de la diversité culturelle !

Amis de la poésie, à nous de jouer. 


mardi 17 décembre 2013

Braque, chaos, Deleuze, art

En sortant de l’exposition Georges Braque au Grand Palais, on pense à tout ça : le cadre, l’art, le chaos, le concept de révolution, la NSA et la poésie aujourd’hui.  


Braque et ses oiseaux, à la fin.

Le 3e festival O+o de Paris auquel nous avons collaboré et participé en septembre dernier avait pour thème "Sortir du cadre". 

Bien des thèmes de festival ne sont que prétextes à lancer une machine à créer. Et c'est déjà bien. Ce fut le cas ici mais certaines formules ont comme une vie autonome et nous poursuivent.

Cette histoire de "cadre" dont il était question de "sortir" n'avait pas, pour nous, dit tout ce qu'elle avait à dire. Comme si, après avoir sauté hors du cadre comme un cabri on n'était pas à nouveau dans un cadre ? Voire même le même... Comme si les avant-gardes n'étaient pas les prochaines institutions... Comme si on pouvait encore croire à l'efficacité du concept de révolution comme apportant du progrès à l'humanité... Comme si nulle tradition n'avait de valeur.

Ainsi Georges Braque, qui s'est obsédé de cette question jusqu'à torturer des billards, n'a réussi à sortir du cadre qu'au tout début de son travail, avec ses paysages fauves, et à la toute fin de sa vie avec ses oiseaux comme ci-dessus, c'est-à-dire dans ses moments de plus grande innocence.

En y repensant, on revoyait toute l'intelligence de l'affiche créée par Philippe Mairesse pour le festival O+o de Paris 2013 (visible ici). 

Et puis le hasard qui régit pour moitié nos vies, et donc le contenu de nos ordinateurs, fit resurgir le texte suivant, trouvé sur le Flotoir de Florence Trocmé, la tenace fondatrice du site Poezibao, à propos du dernier essai d'Ariane Dreyfus,  (La Lampe allumée si souvent dans l'ombreÉd. Corti, 2013).
Art et chaos (Deleuze, via A. Dreyfus)  Page 103, l'admirable citation de Deleuze sur l'art et le chaos. Elle me fait comprendre tant de choses : « L’art prend un morceau du chaos dans un cadre, pour former un chaos composé qui devient sensible ». Ariane la glose écrivant : « le cadre n’est donc pas seulement ce qui met en forme [...] mais aussi ce qui dialogue avec l’invisible. L’image vibre par cette tension entre champ et hors-champ, dit et non-dit » → et c’est une des grandes problématiques de la composition du poème, ce qui doit entrer dans le cadre, ce qui doit en sortir, et cet incessant travail de menuiserie (Emaz) et de soustraction dont parlent les écrivains. (...)
Toute révérence gardée, on peut tout-à-fait amender cette proposition de Deleuze, en ce qu'elle est une représentation, la sienne, une représentation de philosophe. «L’art prend un morceau du chaos dans un cadre, pour former un chaos composé qui devient sensible» dit-il. On peut avoir une autre vision : 
  • L'art est le résultat de ce que fait l'artiste, lequel sait rarement ce qu'il fait avant de l'avoir fait. 
  • Si "le travail de la philosophie consiste à fabriquer des concept pour tenter de comprendre ce qui se passe", selon la formule de Bruno Latour qui nous va bien, le travail de l'artiste, pour nous, consiste à plonger en lui-même toujours et encore à la recherche de la joie et de l'intuition (cf. Proust, Bergson...). 
  • La "question du cadre" est alors toujours secondaire. En tout cas, n'intervenant jamais consciemment, on peut soutenir qu'elle n'a pas d'incidence. 
  • Quant à un éventuel impact inconscient, hum... qu'en savons-nous ? 
Bien sûr, après un siècle de modernité, un long chemin est à parcourir pour sortir de tous les systèmes, de tous les -ismes et arracher toutes les oeillères.

Voilà ce qui serait "sortir du cadre". Et ça, la NSA n'y peut absolument rien ! Ses ordinateurs pourront toujours nous scruter plus attentivement, ils ne lui expliqueront jamais ce type de secret qui sort tout armé de la poésie comme Athena du cerveau de Jupiter. 

AxoDom


mercredi 26 juin 2013

Démission surprise du président du CNL

On a appris hier par un communiqué diffusé par l'AFP que Jean-François Colosimo avait démissionné, avant terme, de son mandat de président du CNL qui ne devait se terminer qu'en 2015. Pourquoi ? 

L'affaire est d'autant plus inhabituelle que cette démission a été adressée directement au Président de la République et non à Aurélie Filippetti, ministre de tutelle - même si depuis la réforme votée par le Conseil d'administration début 2012 et gelée par la ministre de la culture le 19 juillet 2012, le terme de tutelle n'était plus tout à fait adéquat...
Dans la forme le président du CNL est nommé par le Président de la République et ceci explique peut-être aussi cela. 

Au-delà de ce que l'on peut penser de cette décision - s'il faut en penser quelque chose - il importe de se demander quelles implications elle pourrait avoir pour le secteur de la poésie contemporaine. Et notamment sous l'angle de la question déterminante de sa nécessaire autonomie

Relire les propos du 7 juin


S'il est un peu tôt pour conjecturer les raisons profondes de cette décision inattendue, cette information incite en tout cas à relire avec attention les propos que Jean-François Colosimo avait tenus le 7 juin dernier en préambule d'un débat sur le projet de portail pour l'édition de poésie lors d'une réunion d'éditeurs organisée au Marché de la Poésie, place St Sulpice

En introduction Jacques Darras, président de Circé, l'association organisatrice du Marché de la poésie, avait déclaré : « Une concertation est en cours actuellement mais, et je le dis amicalement, la finalité de cette réforme a été mal saisie des éditeurs et des poètes. Il ne faudrait pas que cela débouche sur une rupture de confiance. Nous sommes attachés au CNL, tel qu'il existe depuis longtemps. »

La réponse de Jean-François Colosimo avait fait lever nombre de sourcils : « Sur la réforme, je ne préjuge pas de ce que décidera la Ministre mais à l'évidence, des inquiétudes persistent. Or, on n'impose pas ce genre de choses s'il n'y a pas de consensus. Si les poètes n'en veulent pas, le CNL ne saurait s'y opposer. »

Et de poursuivre, comme on enfonce un clou pour être certain qu'il tienne : « On est là pour servir le monde du livre et chaque voix est entendue pour ce qu'elle représente. » (...) « J’ai la volonté de comprendre votre inquiétude, de fermer ce chapitre pour avancer.» (...) « Nous sommes là pour la qualité, l'exigence, la différence... Oui, pour chérir la qualité. »

Est-ce que ce sont là des propos d'un président qui va démissionner 15 jours plus tard ? 

Dominique Guillerm

26 juin 2013 : On serait d'abrod tenté de répondre par la négative à la question qui termine cet article mais on apprenait quelques heures plus tard seulement, le même jour, que M. Colosimo était élu président du directoire des éditions du Cerf.



mercredi 15 mai 2013

Autonomie de la poésie


Les problèmes de survie du Printemps des Poètes (voir les résumés ici ou bien là) ont mis à jour ces derniers mois des questions de fond touchant au rapport que nos sociétés entretiennent avec l'art, et singulièrement avec la poésie et donc avec leur propre essence. 
Plus on analyse ces questions, plus s'impose la nécessité d'affirmer l'autonomie de la poésie en tant que secteur distinct.

Posé clairement, ce principe entraîne diverses conséquences au regard de la création, de la diffusion et de la distribution de la poésie en France. 
Disons-le net : aujourd'hui, ce souci est d'ordre politique. Cela oblige à ouvrir les volets de la tour d'ivoire où l'on croit enfermés les poètes et à lancer l'oeil hors de la tour de feu. 

© Médiathèque départementale de Seine-et-Marne.

Ni littérature...

Ce n'est pas parce qu'elle s'écrit dans des livres que la poésie doit être enfermée dans la vaste maison de la littérature. D'ailleurs les bons libraires ont un vrai rayon poésie, une large fenêtre, et ce n'est pas seulement par habitude ou par amour des catégories d'Aristote. C'est qu'en commerçants avisés, ils sont à l'écoute du Lecteur. Or pour s'y retrouver dans la profusion de l'offre et de ses désirs touffus, le Lecteur a besoin de repères.

Même s'il est parfois maigre, la seule existence d'un rayon poésie est la preuve en acte de la résistance vitaliste de ce secteur. C'est aussi le meilleur moyen d'en assurer l'extension naturelle car on découvre souvent un nouvel auteur par un naturel voisinage de rayonnage ? On cherche les "Histoires" de Prévert et on ouvre les "Fragments du choeur" de Marcelin Pleynet, par la simple grâce de l'alphabet. La bonne nouvelle pour les vivants, c'est que dès qu'un rayon poésie existe, il est rare que ne s'y cachent quelques poètes contemporains.

Ni spectacle...

De même, ce n'est pas parce que la poésie peut être lue en public, voire mise en scène, qu'elle doit être engloutie dans l'ample espace du spectacle, non plus que dans le champs du théâtre qui lui aussi a droit à son aire spécifique. Bien sûr Shakespeare est un poète et pas seulement dans ses Sonnets ou dans ses poèmes épiques ou lyriques, bien sûr Jean-Pierre Verheggen dit par Jacques Bonnaffé est délectable aux oreilles mais une mise en scène n'est que l'une des multiples interprétations qu'ouvre la densité d'imaginaire d'un poème. Il n'est pas nécessaire de "monter" Anabase de Saint-John Perse ou Poèmes de la presqu'île de Michel Deguy pour les goûter. Le livre se suffit. 

C'est pourquoi, de même que l'endroit où l'on voit des films s'appelle un cinéma, il faut des lieux spécifiques dont le nom soit Maison de la poésie ou Maison de poésie. Ceci afin que chacun s'y retrouve, à commencer par le public. On peut, si l'on est facétieux, parler de Cabane de poésie mais l'idée d'une demeure attachée à ce genre doit s'imposer. Là encore, c'est une question d'affirmation. Sans tomber dans un forme de nominalisme, on sait à quel point le mot crée la chose. Et justement Marcelin Pleynet dans "Fragments du choeur, vers et proses" (p. 97, éd. L'infini / Denoël 1984) affirme : 
"Du nom des choses, de la mission baptismale de la pensée." 

Parlons chiffres clairs

Cette autonomie du secteur de la poésie est singulièrement nécessaire dans les outils permettant de mesurer sa présence.
Il est assez peu efficace, et donc compréhensible, voire acceptable, que certains chiffres émanant des structures professionnelles mêlent indistinctement théâtre et poésie au motif que les volumes étant faibles cela aurait peu de sens de les dissocier. Bien au contraire !

Il y a dans cette pratique une courte logique comptable. Elle est bien compréhensible si l'on ne s'intéresse qu'aux quantités et donc aux plus gros volumes, mais c'est une aporie et même une absurdité dès lors que l'on prend en compte la valeur immatérielle, le capital incommensurable, la qualité.
En passant, et afin de ne pas se laisser enfermer dans un faux débat sur la qualité qui, pour ceux que cela arrange, serait toujours "discutable" ou "subjective", posons immédiatement avec force que non ! la qualité d'un Apollinaire n'est pas comparable avec celle d'un livre de cuisine. C'est comme ça.

Le mélange fréquent des chiffres de diffusion des secteurs de la poésie et du théâtre - ainsi stigmatisés ipso facto comme des sous-secteurs - rend ces données non seulement vides de sens mais inexploitables et donc inutiles. Surtout quand on passe de l'analyse statique à l'étude dynamique. Comment mesurer l'évolution d'un secteur avec des chiffres globalisant deux secteurs ?
D'autre part, comment évaluer l'efficacité de telle ou telle action spécifique ? Comment savoir si une initiative pour mettre en avant une nouvelle variété de poires a été efficace si on ne dispose que du chiffre global poires + pommes ? Absurde...

Tout ce qui est dit ici nous semble d'ailleurs vrai aussi pour l'autre partie du "couple" théâtre/poésie. Tous deux devraient joindre leurs efforts pour que cesse cette mauvaise pratique. Le théâtre, lui aussi, ne peut que souffrir de cet amalgame. 

Pour toutes ces raisons de simple bon sens, la commission "Etat des lieux / Chiffres" de l'Union des Poètes et Cie s'est attachée à ce point prioritaire dès la création de l'association en décembre 2012. Sans données détaillées, on ne peut trouver dans les chiffres aucune aide sérieuse, aucun outil de décision et les bonnes volontés sont condamnées à tourner en rond en répétant indéfiniment un discours de lamentation inutile et démotivant comme dans un film de Guy Debord : 
"In girum imus nocte et consumimur igni."
(Nous tournons en rond dans la nuit et nous consumons dans les flammes)
Ces derniers mois de travail de défrichage, de prises de contact, d'organisation, de construction des questions ne nous font espérer aucun miracle, quoi que.... 

Tout comme l'avait fait Bruno Grégoire dans son ouvrage "Poésies aujourd'hui" publié en 1990 chez Seghers, il est toujours utile de ratisser régulièrement la plage après la marée, d'ouvrir les mains et de regarder ce que l'on a dedans. Ne serait-ce que pour ensuite fourbir les armes de la poésie

                                                                               Dominique Guillerm
                        

Nota bene : Ce texte n'engage pas l'Union des Poètes et Cie. Il a pour seul objectif de nourrir les réflexions collectives en cours. Réflexions que nous poursuivrons lors de la 3e réunion plénière du vendredi 7 Juin 2013 de 19h à 20h30 à la Salle des Expositions (1er étage) de la Mairie du 2ème ardt, 8, rue de la Banque, 75002 Paris. 
Ordre du jour complet consultable sur la page Facebook de l'associationEn voici un extrait : 
  • Synthèse des actions réalisées
  • Présence au Marché de la poésie
  • Intervention à la Maison de la poésie 
  • Synthèse des travaux des commissions
  • Échanges sur le projet : Le livre pratique du poète
  • Les conditions de l’édition poétique : vers un contrat type ?
  • Conditions de l’édition numérique
  • Conditions pour les interventions et animations poétiques
  • Actions à envisager...

jeudi 7 juillet 2011

Pourquoi des ARMES ?

Ce que l'on trouvera sur ce blog : les armes secrètes de la poésie !



Quelles armes ? 

Toutes ! Pas de quartiers. Des plus simples (le cri, la plainte, l'élégie, le reproche, le moyen de transport et d'évasion, le verbe haut...) aux plus acérées (la flèche du Parthe, celle de Cupidon... et d'une façon générale la révélation verticale de vérités virulentes et suaves comme la beauté). 


Comment ? 

Par le simple pouvoir de la parole écrite, sans bruit, suprême



Pourquoi ? 

Parce que, bien sûr, la poésie n'a pas dans ce monde la place qu'elle devrait. 

" Ce qui distingue la poésie de la parole machinale, c'est que la poésie justement nous réveille, nous secoue en plein milieu du mot." (Ossip Mandelstam)
Et aussi pour revendiquer l'autonomie de la poésie. La poésie est un genre en soi, elle n'est ni un sous-rayon de la littérature, ni une petite cousine du théâtre et encore moins une sorte de chanson sans musique. 

Quoi ? 

Ici, donc, des informations, des analyses, des critiques sur la marche contemporaine de la poésie. Qui fait quoi, comment, pourquoi, avec quels moyens ? 



Les dieux lares de notre maison ? 

De Cortazar bien sûr ("Armas secretas"...) à Pasolini ("Avec les armes de la poésie"...), nos ombres tutélaires sont innombrables. Tous derrière nous, en rangs solides, ils sont notre armée secrète.

Quelques invités permanents :

  • Rimbaudelaire de Vigny
  • Nazim Ben Siméon
  • St-John Shakesperse
  • Cassou Guillevic
  • Properce di Juarroz
  • Bobin de Goffette-Noiret 
  • Bosquet de la Verlaine
  • Apollinaire del Foscolo
  • et maints Roubautres dans un constant effort de Bonnefoy.
AxoDom & Gil Minorque-Meilud

NB : Ce blog est le petit frère de notre site internet @Axo&DomGuillerm