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mardi 16 octobre 2012

La lettre à Vincent Peillon de Jacques Bonnaffé et Jean-Pierre Verheggen

( Menaces sur le Printemps des Poètes, suite. Hélas ! )

Jacques Bonnaffé - ici aux 30 ans des Parvis Poétiques
fêtés au Grand Parquet fin septembre -
qui ne cesse de mettre son talent et son humanité
au service des poètes morts ET vivants. 
Nous savons que les courriers affluent par centaines au Ministère de l'Education Nationale pour demander à Vincent Peillon de reconsidérer la décision de supprimer  60 000 euros d'aide de son ministère à l'association le Printemps des Poètes, dirigée par Jean-Pierre Siméon, qui travaille toute l'année avec les milieux scolaires et universitaires.


Certains épistoliers, connus ou non, ont l'excellente idée d'envoyer une copie de leur courrier à l'association ou à la page ad hoc "Sauvons le Printemps des Poètes" qui a accueilli des milliers de visiteurs, et où vous pouvez trouver deux modèles de lettre à envoyer vous-même.

Voici celle, belle, forte et émouvante, de Jacques Bonnaffé avec Jean-Pierre Verheggen.
Le Printemps des Poètes est un événement annuel qui fêtera ses quinze ans d'existence en 2013, son rayonnement n'est plus à démontrer. Il excède les périodes dans lesquelles il est annoncé, il excède tous les territoires où on l'estimait attendu, il excède les budgets dans lesquels on le comprimait avec le peu de moyens qui lui était accordé : il pourrait servir de modèle dans sa gestion, son action, ses retombées nombreuses et sa communication. Pas d'équivalent. Pas d'équipe qui se soit battue avec un tel acharnement. 
Au lieu de voir son développement soutenu, au lieu de tirer profit de cette plateforme inédite où se retrouvent auteurs et comédiens, acteurs multiples, citoyens poètes et publics, on l'étouffe. On préfère l'ignorer, la réduire dans les missions qui font sa force et son histoire. 
Peu de mots sont capables de dire l'écœurement de ceux qui ont accompagné la création du Printemps des Poètes et toujours été fidèles à sa mission, sans intérêt personnel, avec la certitude qu'il y avait bien une utilité sociale à la poésie et qu'elle se vivait à travers une manifestation décidée et rayonnante dans la cité, les territoires, par les villages, les points d'ancrage les plus divers et jusqu'aux horizons les plus lointains. 
Je me garderai de faire les comparaisons de moyens et de budgets, elles sont affligeantes et montrent par elles seules le peu de cas qu'on semble faire de ces actions en profondeur au profit de gadgets institutionnels, hiérarchisés et couteux. Le peu d'intérêt aussi qu'on porte à un art qui se fonde sur la sensibilité des mots, interrogeant la nature des discours, leur essence, n'en paraît que plus significatif. 
On ne peut pas admettre une telle restriction de budget après des années d'un exercice très serré et presqu'impossible.  
La poésie, c'est tristement vrai, n'intéresse pas beaucoup de personnes mais concerne beaucoup de monde. Elle forme des clans, des chapelles, de forts petits nombres de fidèles et d'incalculables fiertés, elle réunit comme elle divise mais toujours ouverte au premier venu c'est avec le même désir amoureux, la même loi folle du hasard qu'elle abolit toute séparation, toute distinction, elle appartient à chacun. 
Jacques Bonnaffé, comédien metteur en scène avec Jean-Pierre Verheggen, poète Belge

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