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lundi 9 septembre 2013

Merci au ciel d'hier, aux artistes, au public.

Dimanche 9 septembre 2013, le festival de la Butte aux cailles, O+ô de Paris 2013 a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'une fin d'été. Petite prose du lendemain...


La pluie qui raye ce lundi matin la vitre des fenêtres parisiennes met le doigt sur le premier cadeau de la journée d'hier : un temps de paradis. Il n'a fait ni trop chaud, ni trop froid, il a fait idéal. Pourtant, dans la fébrilité du début de la semaine dernière, on craignait fort l'irruption d'averses; au point qu'avait été mise en place in extremis une solution de repli dans la crypte Ararat de l'église Sainte-Anne. Que le Père Lainé et M. Leguy en soient remerciés.

Et donc d'abord merci au Ciel d'avoir exhaussé nos prières à la hauteur de nos espoirs. 

Puis merci à tous les artistes, qui ont participé bénévolement, d'être ce qu'ils sont : des gens bizarres qui passent des jours et des nuits à penser, à préparer et à réaliser des poèmes, des installations ou des spectacles dont la durée de vie de quelques heures seulement est pour eux seuls assez payée par les étoiles qu'ils allument dans les yeux du public. Ils ont été formidables d'imagination et surtout de gentillesse. C'est le public qui nous l'a dit.

Justement, merci au public qui est venu cette année encore plus nombreux que l'an dernier : environ un tiers de plus alors que les dimanche sont souvent calmes dans le quartier. D'autant qu'il a eu le bon goût de se répartir harmonieusement entre les lieux investis par la bonne trentaine d'artistes ou groupes du festival. 

Ci-dessous un petit photo-florilège forcément incomplet, juste pour faire partager aux absents et remémorer aux présents un souffle de l'heureux parfum de cette journée rare.

Cette année encore, le pari de fonder un festival sur le rassemblement d'artistes de diverses disciplines, dont une grande proportion de poètes, a porté ses fruits. L'an dernier déjà, à O+ô de Paris 2012, six poètes étaient présents (lire l'article ici), cette année nous étions neuf. 

Place Verlaine, Isabelle Camarrieu 
explique le principe de son installation,
 "Le parcours visuel du poème", 
conçue avec Alain Escriou. 

Rue Vandrezanne, le duo de
musique ancienne Ducta Lineola -
trait d'union, en latin.
Passage Boiton, Christophe Sigognault déroule son long poème "Hommage à Henry Moore". 
Les intrigantes boîtes à poèmes accrochées aux
grilles du square Henri-Rousselle tirent les promeneurs
 vers la suite "Le reste est de poussière" d'AxoDom. 


(à suivre)





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